Reflexions au fil de la vie

mai 3rd, 2012

Le mystère de l’Amour

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On a beau en rire. On a beau le moquer. On a beau vous répéter dix milles conneries. Que vous saurez quand ça arrive. Que vous saurez ce que c’est, que vous saurez que c’est “le bon”. Machin. Vous n’y croyez pas. Vous en riez. Vous faites le/la fière. Celle qui ne se mettra plus jamais en couple, la blasée qui n’y croit plus, la désespérée qui n’a connu que des relations destructrices…

Et puis un jour…et puis un jour je vous le jure, après ça dure ou pas, mais ce bordel de prince charmant arrive d’une façon tellement éclatante que vous ne pouvez PAS  dire que vous n’avez pas remarqué. Vous ne pouvez PAS nier que c’est lui, ou un des “lui” qui construira votre vie. Vous ne pouvez pas. Faites la cynique, l’indifférente. Vos tripes ne mentent pas. Le coeur retourné, le sourire niais et béat, la sérénité trouvée, ça y est je parle comme les vieux et ceux qui essaient de me convaincre depuis 30 ans que ça existe. Je t’aime. Tu le sais, je pense à toi jour et nuit, tu es Tout. You’re my light…You’re the sun…I love you

mars 23rd, 2012

L’euthanasie mon combat pour la dignité

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Me voilà avec mon père qui souffre le martyr, depuis des mois et maintenant des semaines de façon insupportable pour lui. S’i lpouvait encore parler, il serait sans doute à 15 sur 10 sur l’échelle de la douleur. Mais bien sûr penser à l’euthanasie c’est MAL. Soulager quelqu’un c’est MAL. Et oser dire que ça serait mieux pour quelqu’un de partir que de souffrir c’est mal égoïste et j’en passe. Je vis un enfer, non seulement la situation est abominable, de base, avec rappels pour nous dire qu’il va mourir puis en fait non….rechutes et montagnes russes, ambiance familiale affreuse et en prime, incompréhension du personnel médical qui se dispute aussi…sans compter les clans dans la famille. Bref, bordel de saloperie de période de merde. Si j’ai un cancer, dès que je souffre trop je me zigouille. Point. Pour ne jamais non plus infliger ça aux gens qui, éventuellement, m’aiment. MERDE

janvier 24th, 2012

Merde aux bien-pensants

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Cet article-là il fallait que je l’écrive parce que ça bout tellement que je sens que je vais tuer quelqu’un.

Merde aux gens qui me disent comment je dois gérer ma vie

Merde aux gens qui me disent ce que je dois faire, comment le faire, mais ne m’aident pas concrètement pour un sou

Merde aux culpabilisateurs de tout poil!

Merde aux emmerdeurs qui me pourrissent la vie sciemment

MERDE MERDE MERDE je vous EMMERDE!

janvier 17th, 2012

Retour vers le passé

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La peur de ma vieDe mes plus lointains souvenirs d’enfance revient une constante : je suis une erreur. Un bug dans le système. Un truc qui n’aurait pas du arriver. Ou du moins pas comme ça, pas de cette façon-là, de cette matière-là, de cette couleur-là. Bref, the big erreur!

Puisque tout récit prend source dans la matrice originelle, retournons aux fondations : ma naissance.

Devinez? Mal passée. Arrivée 1 mois trop tôt, trop maigre (2k100) et surtout, dotée du mauvais sexe. Ha la bourde. Ha le drame. Ha l’horreur. Récit maintes fois raconté lors de mon enfance par ma mère “Depuis le début le gynéco disait que tu étais un garçon, ton coeur battait fort et vite comme les garçons (bonjour le stéréotype). Et puis tu es née et je lui ai dit “il manque quelque chose à mon petit garçon docteur”. Voilà, le mot était lâché. Il me manque quelque chose. Je suis incomplète, malfabriquée. Au diable les idées Freudiennes, ce n’est pas un pénis que je cherche (dont ma mère m’a pourtant reproché l’inexistence) mais qui je suis. Je ne suis donc pas un garçon , mais pas une fille non plus puisque pour ma mère, je suis donc restée “la fille qui était un garçon”. Allons-y gaiement, ne changeons même pas de prénom. Rajoutons un “que”, et voila Frédérique. Même pas mon prénom, le prénom d’un mec que je ne connais même pas…Si vous voulez du pathos : ma mère a fait une fausse couche juste avant moi et c’était un garçon. En prime du à son fibrome, elle n’aurait jamais du savoir m’avoir, je suis en gros une sorte de miracle erroné. Je suis l’oxymore même, je suis la contradiction ultime. Je suis Double Je quoi. Avouez que c’était mal parti pour une personnalité stable et heureuse de vivre.

Côté parternel, message encore plus clair : “J’en voulais pas, j’étais déjà servi”. Vive les couples recomposés qui ne s’entendent pas. Je n’ai jamais compris pourquoi mes parents s’étaient mis ensemble ou plutôt je pense avoir compris très jeune que c’était une monumentale erreur. Dont j’étais moi-même la monumentale erreur en cascade.

Bref, les années passant, je fus élevée comme un mec. A la dure les gars. Dehors par tous les temps, même bébé dans un berceau laissé sous la pluie (paraît que ça renforce le système immunitaire). Jusqu’à mes 5 ans on m’appelait Monsieur et je pensais que c’était quasi normal du genre “bonjour l’erreur”. Chaque fois ça me faisait un coup de couteau mais j’encaissais, endossant sur moi la cape de la honte et de la culpabilité qui ne m’a jamais lâchée. J’avais honte d’être une fille, d’être dans la mauvaise case car je faisais de la peine à tout le monde, je le savais.

Vêtements pour garçon, coiffée comme un garçon chez un coiffeur pour hommes, le moindre signe de féminité était critiqué et déclaré débile-inutile-encombrant. Elevée comme un homme (enfin selon les stéréotypes en vigueur) : pas de compliments, pas de câlins, pas de prise dans les bras, pas de réconfort quand il y avait un soucis, pas de compréhension face à la douleur ou à la peur. De l’intellect (mais enfin je te lisais une histoire tous les soirs j’étais une bonne mère( sic.) et de la performance.

Par exemple, très jeune j’ai eu de très graves maux de ventre (je découvrirai par moi-même 20 après qu’il s’agissait d’une intolérante au lactose). Je me roulais par terre de douleur après chaque repas, sans exagérer. La douleur était intenable. Plusieurs fois le médecin m’a fait des piqûres de buscopan compositum. Je me rappelle de la carpette brune de la salle de bains sur laquelle j’étais allongée et du carrelage froid durant ces longues crises de douleur en solitaire…Du coup, une prise de sang fût prescrite. Je me rendis avec ma mère à l’hôpital. Autant la prise de sang ne me fit pas mal, autant le fait de voir tout ce sang sortir de moi me terrorisa complètement. Au lieu de me rassurer, ma mère se moqua de moi ouvertement dans la salle de soins car j’avais peur d’une prise de sang. Et le raconte encore maintenant en riant…Inutile de vous dire qu’encore aujourd’hui l’idée d’une prise de sang me rend nerveuse et que la faire me fait tomber dans les pommes, malgré les dizaines que j’ai du faire avec ma santé vaçillante…on enlève pas une humiliation et une terreur comme ça…

Dans le même style, encore plus jeune, passant ma vie dans le jardin avec mes chiens et mes chats (aaah douce période que je chéris dans mon coeur) à monter aux arbres fruitiers dès que j’ai eu l’âge de le faire, je suis revenue une fois très petite encore, dans les 4 ans, je pense, avec une fourmi sur la main, qui était en train de me mordre. En tout cas, ça faisait mal. Bien sûr, terrorisée, je hurlais. Réaction maternelle : “C’est qu’une fourmi ma pauvre”.  Résultat : pour me venger j’ai tué toutes les fourmilières du jardin pendant des années, jusqu’à ce que Bernard Werber me fasse suffisamment culpabiliser pour que j’arrête de reporter ma rage sur cette pauvre espèce innocente…

Les réels problèmes identitaires ont cependant commencé vers 6 ans. J’avais réussi à avoir les cheveux longs…mais du coup il fallait les peigner…que d’heures de torture ma mère m’a infligée car ils étaient rebelles (comme moi!). Elle détestait me brosser les cheveux. Vous voyez dans Titanic la scène où la mère ressert le corset de Rose? Eh bien c’était ça tous les matins. “Tu as voulu être une fille, avoir de longs cheveux, il faut assumer”…au lieu de “ma puce comme tu es jolie”…Jamais entendu ça. Au contraire, je n’avais droit qu’à du mépris “tu ressembles à rien avec tes longs cheveux, ils se mettent n’importe comment”. Sur une photo de classe, ma mère m’a carrément dit que j’étais moche avec mes longs cheveux et qu’elle préférait quand je ressemblais à un garçon, cheveux coupés.

Paradoxalement, leur chambre ressemblait à un temple où j’aurais été la divinité vénérée, les murs emplis de photos de moi, en grand !! Rendant encore moins compréhensible, d’être une erreur, vénérable? Plus tard ce discours de “dieu intellectuel vivant” est aussi intervenu.

C’est ainsi que je m’interroge sur la toxicité de mes parents, car ils ont été eux aussi la moitié du temps normaux et la moitié du temps toxiques…comme s’il y avait deux faces…Ma mère était souvent sujette à des crises de maniaco-dépression et je pense que ça expilquait ce double discours et la double contrainte qui en découlait systématiquement  : “sois toi meme je t’aime comme tu es” et “sois comme je veux pour que je t’aime”….A devenir folle…

A six ans, j’ai découvert les joies de la pédophilie grâce à mon grand père, qui lui a su vanter mes attributs féminins et ma beauté, ainsi que mes beaux longs cheveux blonds. Je suis rentrée chez moi et j’ai demandé qu’on les coupe. Le lendemain. J’ai aussi pris dix kilos. Histoire que plus jamais mes attributs féminins ne posent problème.

Le soucis fût nié à cette époque. Je m’en remis assez bien, voire totalement bien car je ne percevais pas vraiment la gravité des faits, mais tout ça c’était avant la Grande Crise, Julie et Mélissa et mon adolescence…

janvier 17th, 2012

Faut que ça sorte…

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Mais quoi…

Je suis prisonnière de mon corps, prisonnière de quelque chose. La honte? la Colère? Il faut que ça sorte. Je sens la haine couler comme un venin, tel un métal en fusion. Il faut la transformer, la libérer, faire résilience…oui mais comment.

J’ai voulu raconter mes rêves, je n’ai pas réussi…parce qu’il y a TROP de scénariis dedans.  Et aucun fil narratif stable. Trop difficile à récupérer pour en faire un récit. Et pourtant il faut que la souffrance sorte. Non pas celle du viol, non pas celle des parents toxiques, celle de la solitude, d’être incomprise, d’être in-humaine? D’être à part. D’être un monstre. D’être une erreur…de ne pas savoir qui je suis, pourquoi je suis là!! Je sais que je suis proche de le savoir mais quelque chose est bloqué…et je n’arrive pas à savoir ce que c’est…je vais tenter de faire un résumé des pires fois où je me suis sentie une erreur. Que mes parents aient été maltraitants et toxiques, j’ai accepté. Ca ne m’intéresse pas de faire un récit illustrant cela, mais ce récit où le héros sent à chaque respiration qu’il n’est pas Où il doit être. Où il devrait être…tel Néo qui attend  Morphéus…je suis une erreur dans le système, je l’ai toujours été et je le serai toujours. Toutes les thérapies du monde ne me feront pas évoluer sur ça. Il faut en devenir fière, en faire une force!!!

janvier 14th, 2012

Le culte de la performance déchu

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Je n’en peux plus.

Toute ma vie j’ai été élevée dans l’idée que je devais performer. Partout. A l’école, dans les loisirs, dans la famille, être la meilleure. Toujours et pour toujours. Car il n’y a que les gens performants qui méritent le bonheur. Alors j’ai performé. J’ai même performé sévère!! Toujours dans les premiers de classe, deux masters, un DEA (le tout en bossant bien sûr à temps plein), un début de doctorat. Et vlan. Le début de la chute. Le corps qui se rebelle. Mais on en remet une couche, on force, on se crève. Toujours la meilleure, la plus rapide…

Et pour finir, la plus conne?

Qui a une fibromyalgie? Qui a tant de problèmes de santé qu’on dirait une bobonne de 80 ans? Qui paie pour la performance imposée depuis ma naissance? MOI. Et, comble de l’horreur, qui n’arrive PLUS à performer, ni même à tenir un bête travail à temps plein car les ressources vives sont épuisées. Mortes. Définitivement foutues. Le corps a renoncé. Je suis déjà morte quelque part. Tout me demande un effort. 4 burn-out, autant de dépressions, la fibro et divers accidents graves corporels ou automobiles. Et qu’y ai-je gagné? Rien. Le mépris. La haine. Les moqueries.

Tout est faux. Ce ne sont pas les meilleurs qui réussissent mais bien les plus calmes, qui font tout pépère et ne se stressent pour rien. Eux iront loin et ne feront jamais de vagues au boulot ou ailleurs avec leur vie à la con en mode basique. Pas de tension, pas de stress, pas de remise en question, pas d’angoisse, pas de défis, juste une vie débile à tout faire pour que demain soit comme aujourd’hui.

Mais pour finir, n’ont-ils pas raison?

Je voudrais être comme eux. M’en foutre de tout et de tout le monde. M’en foutre d’être malade. M’en foutre d’être virée, de manquer mon travail, de faire du mal aux gens, de mal agir, de mal répondre.

Le culte de la performance n’est qu’un miroir aux alouettes pour occuper ceux qui sont en train de l’être. Pendant ce temps là, les nazes en tout genre prennent le pouvoir dans la vie réelle en occupant des postes que jamais vous n’arriverez à avoir, car vous serez trop “critique, passionné, novateur”….avec votre esprit de performance, vous serez le cauchemar de l’entreprise et de vos collègues!!! Banni. Hué. Vous travaillez trop vite, même malade. Vous vous ferez des ennemis, gravement…

Moralité : je regrette amèrement!!!

décembre 27th, 2011

Ecriture

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Avec l’âge me vient le souhait d’écrire, de me libérer l’esprit mais de façon non perfectionniste.

J’écrirai donc mes rêves en tentant d’y corriger un peu le fil narratif pour les rendre compréhensibles mais sans me forcer à en saisir le sens profond, juste une introspection de l’inconscient.

Des thèmes reviennent régulièrement : l’inachevé, la trahison, la fuite. La réalité n’est pas ce qu’elle montre, et le voyage est souvent impressionnant.

Accrochez vos ceintures

août 17th, 2011

La douleur…

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Marre marre marre de la douleur, qui isole qui rend mauvais et irritable, intraitable…qui vous ronge jour et nuit…marre de sous-vivre, de ne plus pouvoir profiter des choses simples…marre marre marre marre marre et qu’on vous dise de vous taire, que vous dérangez que vous exagérez que vous êtes “toxique”. Bonjour les amis qu’on a aidé mille fois mais qui ne vous le rendent pas…

Pleurer. Espérer. Retomber. Personne. Vide. Au secours. La douleur me tue, brûle l’énergie, nourrit l’angoisse, frappe le coeur et l’esprit, noue les entrailles et la peur…

 Comment espérer? Comment aller mieux ? Les autres, terrains de souffrance et d’aide mais pourquoi jamais quand il faut ? Solitude chérie nous serons bientôt réunies …

août 16th, 2011

Passer l’amour à la machine…

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Oh oui le passer à la machine des 1 an à vivre ensemble et voir si les couleurs dorigine peuvent revenir…tu parles!

Ya-t-il jamais eu ces couleurs? Est-ce dans le regard de l’autre que l’on s’aime soi-même plus que l’autre nous aime? Miroir flatteur, égocentrique…et descente en piqué rapidement effectuée…

Pourquoi l’amour doit-il diminuer au fil du temps? Pourquoi la routine casse-t-elle le couple? Je n’aime ni l’un ni l’autre. Je suis faite de passion et d’amour, le quotidien démolit l’un et éteint l’autre, aussi sûrement que la nuit suit le jour…J’admire ces couples qui ne se posent pas de question, vivent ensemble et passent leur vie à discuter de la tétine du dernier et de lamarque du PQ…pour moi ça ‘nest pas ça le couple et si c’est ça, je préfère m’abstenir….passions éphémères ou distantes, logements séparés, intimités à dévoiler plutôt qu’à partager…intimité à protéger…pour mieux en profiter….bref, je ne dois pas venir de la même planète que beaucoup de monde….

J’aime l’Amour mais pas le Couple, suis-je normale???

avril 9th, 2011

Tu me manques 2

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Ou la suite d’un deuil qui a du mal à se finir.

Je te vois partout, je continue à te parler. Je t’entends dans le souffle du vent, dans la force des arbres. Parfois j’ai envie d’abandonner tant ma maladie me fait souffrir. Et puis je te revois, resplendissant, faisant front contre vents et marées, et restant si généreux et bon et je sais que je dois continuer à me battre.

Je n’en ai plus rien à cirer de cacher tout l’amour que j’ai pour toi. Tu me manques à chaque jour qui passe, tu me manques à chaque chanson qui me rappelle que tu es parti…et que tu ne reviendras pas…Je ne sais pas si on peut se remettre un jour d’un deuil pareil…tu étais ma seule famille et mon refuge, un modèle et un artiste…RIP Mike, forever…

Cette année j’ai promis, malgré ma santé pourrie de t’organiser un évenement à la hauteur de ce que tu mérites…meme si rien ne le sera jamais assez.

I miss you so much…

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